Nouvel an de l’Orchestre : les 1001 nuits

Le sultan Shahriar, convaincu de l’infidélité des femmes, tue toutes celles qu’il épouse. Pour échapper à ce triste sort, la jeune Shéhérazade lui raconte chaque soir une histoire captivante sans jamais la terminer. Ce stratagème durera mille et une nuits, et donnera naissance aux fameux contes, source d’inspiration de nombreux compositeurs…

Quel artiste ne fut pas fasciné par l’orient, sa lumière et son exotisme ? Dans Shéhérazade, le compositeur russe Rimski-Korsakov trouve les notes justes pour faire vibrer l’orchestre à la manière d’une danse orientale. Le pianiste turc Fazil Say s’inspirera lui aussi des Contes des 1001 nuits pour écrire son concerto pour violon : 1001 Nuits au Harem. Le violon prend la place de l’héroïne et mène le bal, ici c’est la violoniste Geneviève Laurenceau qui prend la place de la jolie conteuse. Le compositeur emprunte également à son pays natal des sonorités exotiques, il n’hésite pas à mêler aux traditions européennes les instruments turcs comme le ney, le kudum ou la darbuka. En renouant avec cet héritage, Fazil Say dépeint musicalement les femmes d’un harem, leurs danses, leurs chants, les parfums orientaux… on s’y croirait.

Tarif : 16 € réservé aux adhérents

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